En 2026, les fonds euros retrouvent des couleurs (3-4,5 % pour les meilleurs) grâce à la remontée des taux. Les unités de compte restent indispensables pour viser la performance long terme (6-8 %/an). La bonne approche : combiner les deux selon votre âge et horizon, avec une sécurisation progressive à l'approche de vos objectifs.
Fonds euros en 2026 : le renouveau
Après une décennie de rendements en berne (1,3 % en 2021), les fonds euros vivent une renaissance grâce à la remontée des taux obligataires :
Comment fonctionne un fonds euros ?
- Capital garanti par l'assureur (effet cliquet : les gains sont acquis définitivement)
- Composition : majoritairement des obligations d'État et d'entreprises (70-80 %), complétées par de l'immobilier et des actions
- Rendement annuel déclaré en janvier pour l'année écoulée
- Liquidité : disponible sous 48-72h en cas de rachat
Les fonds euros bonifiés
De plus en plus d'assureurs proposent des bonus de rendement si vous investissez une part en unités de compte :
- 30 % d'UC minimum → bonus de +0,5 à +1 % sur le fonds euros
- 50 % d'UC minimum → bonus de +1 à +1,5 %
Résultat : un fonds euros à 3 % de base peut atteindre 4 à 4,5 % avec le bonus. C'est une incitation intelligente à diversifier.
Unités de compte : le moteur de performance
Les unités de compte (UC) sont des supports d'investissement dont la valeur fluctue à la hausse comme à la baisse. Aucune garantie en capital.
Les grandes catégories d'UC
- UC Actions : fonds investis en actions (France, Europe, Monde, émergents). Performance historique : 7-10 %/an sur 15 ans, avec des baisses temporaires de 20-40 %
- UC Obligations : fonds obligataires (rendement 3-5 %, volatilité modérée)
- UC Immobilières (SCPI, OPCI, SCI) : exposition à l'immobilier (rendement 4-5 %, faible volatilité)
- UC Diversifiées : fonds mixtes actions/obligations (rendement 4-7 %)
- UC Thématiques : tech, santé, environnement, intelligence artificielle…
Pourquoi les UC sont indispensables sur le long terme
Sur 20 ans, la différence entre 3 % (fonds euros) et 7 % (UC actions) est spectaculaire :
- 100 000 € à 3 %/an pendant 20 ans = 180 600 €
- 100 000 € à 7 %/an pendant 20 ans = 386 970 €
- Différence : 206 370 € - plus du double
C'est la puissance des intérêts composés. Sur le long terme, renoncer aux UC par peur du risque coûte une fortune en rendement manqué.
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Demander un bilan patrimonial gratuitQuelle répartition selon votre profil ?
La clé est d'adapter le dosage fonds euros / UC à votre horizon de placement et votre tolérance au risque :
Avant 40 ans (horizon 20 ans+)
- 20-30 % fonds euros (socle de sécurité)
- 70-80 % UC (dont 50 % actions monde, 15 % SCPI, 15 % diversifié)
Le temps joue pour vous. Les baisses temporaires se rattrapent toujours sur 15-20 ans.
40-55 ans (horizon 10-15 ans)
- 40-50 % fonds euros
- 50-60 % UC (dont 30 % actions, 15 % SCPI, 15 % obligations)
Équilibre entre croissance et sécurisation progressive.
Plus de 55 ans (horizon 5-10 ans)
- 60-70 % fonds euros
- 30-40 % UC (dont 15 % SCPI, 10 % obligations, 15 % diversifié prudent)
Priorité à la préservation du capital. Les UC apportent un complément de rendement modéré.
La gestion pilotée : la solution tout-en-un
Si vous ne souhaitez pas gérer vous-même la répartition et les arbitrages, la gestion pilotée (ou gestion sous mandat) délègue ces décisions à un professionnel :
- Allocation automatique selon votre profil (prudent, équilibré, dynamique)
- Rééquilibrage périodique : si les actions montent trop, on sécurise une partie vers le fonds euros
- Sécurisation progressive : à l'approche de votre objectif, la part de fonds euros augmente automatiquement
- Frais de gestion : 0,2 à 0,5 %/an en plus des frais classiques
C'est la solution idéale pour les investisseurs qui n'ont ni le temps ni l'envie de suivre les marchés, tout en bénéficiant d'une allocation professionnelle.
Quand et comment arbitrer ?
L'arbitrage consiste à transférer une partie de votre épargne d'un support à un autre, sans fiscalité (c'est l'un des grands avantages de l'assurance-vie).
Les bons réflexes
- Rééquilibrer une fois par an : si votre allocation a dérivé de plus de 5 points, ramenez-la à la cible
- Sécuriser les gains exceptionnels : après une hausse de 20 %+ des actions, basculer une partie vers le fonds euros
- Renforcer après les baisses : une chute de 15-20 % des marchés est une opportunité d'achat, pas un signal de vente
- Ne pas sur-réagir : les arbitrages émotionnels (vendre en panique, acheter dans l'euphorie) détruisent la performance
Questions fréquentes
Les meilleurs fonds euros affichent entre 3,5 et 4,5 % en 2026. La moyenne du marché se situe autour de 3 %. Certains fonds euros bonifiés dépassent 4 %. Le capital reste garanti par l'assureur.
Oui, les UC comportent un risque de perte en capital. Leur valeur fluctue. Mais sur un horizon long (8-10 ans+), les UC actions ont historiquement surperformé les fonds euros de 3 à 5 points par an.
Avant 40 ans : 70-80 % UC. Entre 40 et 55 ans : 50/50. Après 55 ans : 60-70 % fonds euros. La gestion pilotée réalise automatiquement ces arbitrages.
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