Le choix entre fonds euros et unités de compte est le levier le plus important de votre assurance-vie. Les fonds euros offrent une garantie du capital et un rendement de 2,5 à 3 % nets en 2025, soutenus par la remontée des taux. Les UC (actions, SCPI, produits structurés, private equity) visent 5 à 8 % sur longue période, sans garantie en capital. L'allocation optimale dépend de votre horizon, de votre profil de risque et de vos objectifs : prudent (70/30), équilibré (50/50) ou dynamique (30/70). Les options de gestion automatique et les arbitrages pilotés permettent d'ajuster en continu.
Le fonds euros : sécurité, composition et rendement 2025
Fonctionnement et garantie en capital
Le fonds euros est le support sécurisé de l'assurance-vie. L'assureur garantit le capital investi et les intérêts acquis chaque année, un mécanisme appelé « effet cliquet » : les gains sont définitivement acquis, quelles que soient les évolutions de marché ultérieures.
Cette garantie a un coût : le rendement est plafonné par la politique d'investissement prudente de l'assureur. En contrepartie, le fonds euros est idéal pour l'épargne de précaution et les projets à court ou moyen terme.
La liquidité est totale : vous pouvez effectuer un rachat à tout moment, avec versement sous 30 jours maximum (délai légal), souvent sous 72 heures en pratique pour les contrats en ligne.
Composition : obligations, immobilier et diversification
Les fonds euros investissent majoritairement en obligations d'État et d'entreprises (60 à 80 % selon les assureurs). Ces obligations génèrent des coupons réguliers qui alimentent le rendement. La remontée des taux depuis 2022 est progressivement intégrée au portefeuille au fur et à mesure des renouvellements d'obligations.
Une poche immobilière (10 à 20 % en moyenne) complète le rendement : SCPI, SCI, actifs en direct. Les assureurs innovants ont développé des fonds euros « nouvelle génération » intégrant davantage d'actifs réels - immobilier, infrastructure, private equity - pour améliorer la performance dans la durée.
Une petite allocation actions (5 à 10 %) permet enfin de capter une part de la hausse des marchés tout en maintenant la solidité du bilan.
Rendements 2025 et perspectives 2026
Les fonds euros ont affiché en moyenne 2,5 à 3 % nets de frais de gestion en 2025, contre 1,3 % en 2021. Cette progression reflète la hausse des taux obligataires, dont les effets continueront à se diffuser en 2026 à mesure que les anciennes obligations à bas rendement arrivent à maturité.
Les meilleurs contrats du marché ont dépassé 3,5 %, voire 4 % pour les fonds euros immobiliers. Cette dynamique rend le fonds euros nettement plus compétitif qu'il y a trois ans, face à une inflation revenue autour de 2 %.
Les unités de compte : univers, risques et potentiel
Actions, SCPI et produits structurés : un univers vaste
Les unités de compte regroupent une grande diversité de supports. Les fonds actions (ETF, fonds actifs) donnent accès aux marchés boursiers mondiaux et représentent le moteur de performance à long terme. Un ETF World a généré près de 10 % annuels sur les vingt dernières années.
Les SCPI en unités de compte permettent d'investir en immobilier tertiaire (bureaux, commerces, logistique) avec des rendements de l'ordre de 4 à 6 % annuels, sans les contraintes de gestion directe. Elles combinent revenus réguliers et potentiel de valorisation du patrimoine.
Les produits structurés constituent une alternative sophistiquée : leur rendement est conditionné à l'évolution d'un indice sur une durée définie (typiquement 5 à 10 ans), avec souvent une protection partielle du capital. Ils permettent de viser 5 à 8 % par an dans des scénarios de marchés variés.
Private equity et actifs alternatifs
Le private equity (fonds de capital-investissement) fait désormais son entrée dans les assurances-vie les plus performantes. Historiquement accessible aux institutionnels, il offre un potentiel de rendement supérieur à 10 % annuels sur 8 à 10 ans, en contrepartie d'une illiquidité partielle. Il convient aux profils dynamiques ayant un horizon long et une capacité à immobiliser une fraction de leur épargne.
Les fonds obligataires datés, les fonds d'infrastructure et les fonds de dette privée complètent la palette, offrant des rendements intermédiaires (4 à 7 %) avec une volatilité moindre que les actions.
Frais et fiscalité des UC
Les frais de gestion des UC s'établissent entre 0,50 et 0,75 % par an pour les fonds les plus compétitifs (ETF), jusqu'à 1,5 à 2 % pour les fonds actifs. Ces frais s'imputent sur la performance : un fonds visant 7 % brut ne restitue que 5,5 % nets à 1,5 % de frais.
Les arbitrages internes au contrat - passage d'UC en fonds euros ou vice versa - ne génèrent pas de fiscalité, ce qui permet d'optimiser librement l'allocation sans contrainte fiscale. Seuls les rachats partiels ou totaux déclenchent l'imposition sur les plus-values, selon l'ancienneté du contrat et le régime applicable (PFU ou barème progressif).
Allocation par profil : prudent, équilibré, dynamique
Profil prudent : 70 % fonds euros / 30 % UC
Le profil prudent privilégie la préservation du capital et la régularité des revenus. Il conviendra aux personnes proches de la retraite, disposant d'un horizon court (moins de 5 ans) ou souhaitant simplement sécuriser une épargne constituée.
L'allocation type : 70 % en fonds euros, 20 % en SCPI ou fonds obligataires en UC, 10 % en ETF diversifiés. Cette répartition vise un rendement global de 2,5 à 3,5 % tout en limitant la volatilité du portefeuille global à moins de 5 %.
Le fonds euros constitue ici le coeur de portefeuille, les UC apportant une surperformance modérée sans remettre en cause la stabilité d'ensemble.
Profil équilibré : 50 % fonds euros / 50 % UC
Le profil équilibré recherche un compromis entre performance et sécurité. Il convient à la majorité des épargnants disposant d'un horizon de 5 à 10 ans, souhaitant faire croître leur patrimoine sans accepter des fluctuations trop marquées.
L'allocation type : 50 % fonds euros, 25 % actions mondiales (ETF), 15 % SCPI, 10 % produits structurés. Le rendement visé est de 3,5 à 5 % sur le long terme, avec des années de baisse pouvant atteindre -10 à -15 % en cas de choc boursier.
La poche SCPI apporte une régularité de revenus intermédiaire, réduisant la dépendance aux marchés actions volatils.
Profil dynamique : 30 % fonds euros / 70 % UC
Le profil dynamique est orienté vers la maximisation de la performance à long terme. Il convient aux investisseurs jeunes (horizon 10 ans et plus), ou à ceux qui ont déjà sécurisé leurs besoins court terme par d'autres placements.
L'allocation type : 30 % fonds euros, 40 % actions mondiales (dont une part émergente et small caps), 15 % private equity, 10 % SCPI, 5 % produits structurés à sous-jacent actions. Le rendement espéré dépasse 6 % annuels sur 15 ans, en acceptant des drawdowns potentiels de -25 à -35 %.
Pour préparer sa retraite efficacement, le profil dynamique en phase d'accumulation peut progressivement se sécuriser vers un profil équilibré ou prudent à l'approche de l'échéance.
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Simulateur assurance-vieGestion pilotée vs gestion libre : laquelle choisir ?
La gestion libre : maîtrise totale de l'allocation
En gestion libre, vous choisissez vous-même les supports, définissez votre répartition fonds euros / UC et décidez de chaque arbitrage. Cette approche convient aux investisseurs qui suivent régulièrement leurs investissements, disposent de connaissances financières suffisantes et souhaitent adapter leur stratégie en temps réel.
L'accès à des ETF à faibles frais, à des SCPI sélectionnées ou à des produits structurés ciblés représente l'avantage principal. La contrepartie est le temps et l'attention nécessaires : un suivi trimestriel minimum est recommandé.
La gestion pilotée : délégation et optimisation automatisée
La gestion pilotée confie l'allocation à une équipe de gestion professionnelle, selon un profil de risque choisi (prudent, équilibré, dynamique). Les gérants ajustent en continu la répartition en fonction des conditions de marché, de l'évolution des taux et des opportunités sectorielles.
Elle convient parfaitement aux épargnants qui manquent de temps ou de compétences pour piloter activement leur contrat. Les frais supplémentaires de gestion (0,20 à 0,50 % annuels en général) sont souvent compensés par une meilleure allocation et une discipline d'investissement rigoureuse.
De nombreux assureurs proposent une gestion pilotée à horizon : l'allocation se sécurise automatiquement à l'approche de la date cible, ce qui est particulièrement adapté aux projets retraite ou immobiliers à terme défini.
Mode hybride : une option intermédiaire
Certains contrats permettent de combiner les deux approches : une partie du capital en gestion pilotée pour le coeur de portefeuille, une autre en gestion libre pour des paris tactiques ciblés (opportunités sectorielles, SCPI spécifique, produit structuré à capital protégé). Cette flexibilité est l'une des forces des meilleurs contrats multisupports du marché.
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Demander un bilan patrimonial gratuitArbitrages : quand et comment réallouer votre contrat
Quand arbitrer : les principaux déclencheurs
Un arbitrage se justifie lorsque votre situation personnelle évolue (projet imminent, naissance, héritage, changement de revenus) ou lorsque le contexte de marché crée des déséquilibres significatifs dans votre allocation cible. Un rebalancement annuel minimum est une bonne pratique.
Une forte hausse des actions peut ainsi faire passer votre poche UC de 50 % à 65 % de l'allocation - l'arbitrage permet de revenir à la cible et de « sécuriser » une partie des gains sur le fonds euros. Inversement, après un choc boursier marqué, renforcer les UC à un prix bas (point d'entrée favorable) peut être pertinent pour un profil dynamique.
Les événements macroéconomiques - changement de politique monétaire, tensions géopolitiques, inflation - peuvent également justifier un repositionnement tactique, notamment pour les profils qui suivent les marchés et souhaitent adapter leur allocation à court terme.
Comment arbitrer sans frais ni fiscalité
Les arbitrages réalisés à l'intérieur d'un contrat d'assurance-vie ne déclenchent aucune fiscalité : il n'y a pas de réalisation de plus-value imposable. C'est l'un des atouts majeurs de l'enveloppe par rapport à un compte-titres ordinaire, où chaque cession est taxée.
La plupart des contrats multisupports n'appliquent pas de frais d'arbitrage, notamment les contrats en ligne. Certains contrats bancaires traditionnels facturent encore 0,5 à 1 % par opération - un point à vérifier avant de choisir son contrat. En cas de frais, regrouper plusieurs arbitrages en une seule opération réduit le coût.
Arbitrage automatique vs manuel
L'arbitrage manuel offre une totale flexibilité mais nécessite une surveillance régulière. L'arbitrage automatique - déclenché par des seuils prédéfinis (ex : réallouer dès que les actions dépassent 60 % de l'allocation) - garantit une discipline sans intervention. C'est la solution recommandée pour les épargnants souhaitant une gestion sereine et rigoureuse sans y consacrer trop de temps.
Options de gestion automatique : sécurisation et dynamisation
La sécurisation progressive des gains
L'option de sécurisation des plus-values transfère automatiquement vers le fonds euros les gains réalisés sur les UC dès qu'ils dépassent un seuil défini (par exemple, 10 % de plus-value). Cette option est particulièrement adaptée aux profils prudents et équilibrés qui souhaitent cristalliser leurs gains sans avoir à surveiller quotidiennement leur contrat.
Elle réduit mécaniquement le risque de rechute en cas de correction boursière, au prix d'une prise de profit qui peut s'avérer prématurée sur les cycles haussiers prolongés. L'arbitrage entre sécurité et performance doit être calibré selon votre horizon et votre tolérance au risque.
La dynamisation des intérêts du fonds euros
À l'inverse, l'option de dynamisation transfère automatiquement les intérêts servis sur le fonds euros vers des UC. Elle permet de réinvestir les gains sécurisés dans des supports de croissance, en maintenant le capital de base garanti sur le fonds euros et en exposant seulement les plus-values à la volatilité des marchés.
Cette option est idéale pour les profils équilibrés souhaitant améliorer le rendement global du contrat sans modifier leur allocation principale. Sur 10 ans, le réinvestissement systématique des intérêts en UC peut ajouter 1 à 2 points de rendement annuel par rapport à un contrat 100 % fonds euros.
Le rééquilibrage automatique (rebalancing)
Le rééquilibrage automatique ramène périodiquement (trimestriel ou annuel) votre allocation à la cible initiale. Il oblige à vendre ce qui a monté et acheter ce qui a baissé - une discipline d'investissement contre-intuitive mais statistiquement avantageuse sur longue période. Les contrats haut de gamme proposent cette option avec une fréquence et des seuils paramétrables.
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Simulateur épargneTendances 2026 : taux, fonds euros nouvelle génération et nouvelles UC
La remontée des taux : un contexte favorable aux fonds euros
Après une décennie de taux négatifs ou nuls, la normalisation monétaire amorcée en 2022 continue de porter ses fruits. Les banques centrales ayant stabilisé leurs taux directeurs autour de 3 à 4 % en zone euro, les fonds euros bénéficient d'un réinvestissement progressif de leur portefeuille obligataire à des niveaux plus attractifs.
En 2026, les estimations pour les fonds euros se situent entre 2,8 et 3,5 % nets selon la qualité du contrat, avec une dispersion croissante entre les meilleurs et les moins performants. Le choix du contrat - et donc du fonds euros - devient plus déterminant que jamais. Les contrats bancaires traditionnels sous-performent structurellement les contrats distribués par des CGP indépendants.
Les fonds euros nouvelle génération
Pour améliorer leur rendement, plusieurs assureurs ont lancé des fonds euros « nouvelle génération » intégrant une poche élargie d'actifs réels : immobilier, infrastructure, dette privée. Ces fonds affichent des rendements supérieurs (3,5 à 4,5 %) mais imposent parfois des contraintes : délai de rachat plus long, part minimale en UC obligatoire pour y accéder, ou frais légèrement supérieurs.
Ils constituent une évolution intéressante pour les épargnants souhaitant améliorer le rendement de leur poche sécurisée sans passer aux UC classiques. Certains assureurs les proposent en complément du fonds euros standard, laissant à l'épargnant le choix de la combinaison.
Nouvelles UC : tokenisation et actifs tangibles
L'assurance-vie intègre progressivement de nouvelles catégories d'UC : fonds d'infrastructure (transition énergétique, réseaux numériques), dette privée à taux variable, fonds de forêts et d'actifs naturels. Ces nouvelles classes d'actifs répondent à une demande croissante d'investissement à impact tout en diversifiant les sources de rendement.
En parallèle, l'immobilier locatif reste une référence patrimoniale complémentaire à l'assurance-vie. La combinaison des deux - assurance-vie multisupports + immobilier en direct ou via SCPI - constitue souvent la colonne vertébrale d'une stratégie patrimoniale robuste pour placer son argent efficacement sur le long terme.
Questions fréquentes
Les fonds euros ont servi en moyenne 2,5 à 3 % nets de frais de gestion en 2025, portés par la remontée des taux obligataires. Les meilleurs contrats ont dépassé 3,5 %, notamment ceux intégrant une poche immobilière significative.
Les UC comportent un risque de perte en capital car leur valeur fluctue avec les marchés. Toutefois, ce risque se réduit sur longue période : investies sur 10 ans ou plus, les actions mondiales ont historiquement généré entre 5 et 8 % annuels. La diversification entre classes d'actifs (actions, SCPI, produits structurés) permet également de lisser la volatilité.
Un profil équilibré s'oriente typiquement vers 50 % en fonds euros (capital garanti, liquidité) et 50 % en unités de compte diversifiées (actions, SCPI, produits structurés). Cette allocation vise un rendement global de 3,5 à 5 % sur le long terme, avec une volatilité acceptable.
La gestion pilotée délègue les décisions d'allocation à un gérant professionnel selon un profil de risque choisi. Elle convient aux épargnants qui manquent de temps ou de compétences pour suivre leurs investissements. La gestion libre est recommandée pour les investisseurs avertis souhaitant maîtriser précisément leurs choix.
Oui, les arbitrages sont généralement possibles à tout moment sans frais ni fiscalité (ils ne déclenchent pas d'imposition à l'intérieur du contrat). Certains assureurs limitent toutefois la part en fonds euros ou imposent un délai minimal entre arbitrages.
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