Chez ALAIA Patrimoine, nous construisons des stratégies d’épargne qui s’adaptent à la vie de nos clients, pas l’inverse. Et une question revient souvent autour d’un café ou lors d’un premier rendez-vous :
Dois-je ouvrir une assurance-vie ou un PER ?
La réponse n’est pas toute faite. Ces deux enveloppes fiscales ont chacune leurs avantages, mais ne servent pas exactement le même objectif. Voici un guide simple et concret pour vous aider à y voir clair ; et surtout à faire le bon choix selon votre situation.
Sur le papier, ces deux placements peuvent sembler proches : mêmes supports d’investissement (fonds euros, unités de compte, SCPI, ETF…), gestion libre ou pilotée, fiscalité optimisée… et pourtant, ils ne remplissent pas les mêmes fonctions.
L’assurance-vie, c’est un peu le couteau suisse du patrimoine. Elle permet :
En clair : vous restez maître à bord. Vous pouvez y verser 100 €, 10 000 € ou rien pendant 2 ans, tout en gardant l’antériorité fiscale.
Le PER est plus "cadré". Son objectif est simple : vous permettre de vous constituer un complément de revenus pour la retraite, tout en défiscalisant vos versements.
Concrètement :
En résumé : l’assurance-vie est souple, le PER est incitatif fiscalement, mais plus rigide dans son fonctionnement.
Plutôt que de chercher un "gagnant" entre les deux, posons les bonnes questions : qu’attendez-vous vraiment de votre placement ?
→ Avantage assurance-vie
Vous pouvez retirer vos fonds à tout moment, sans justification. Parfait si votre horizon est incertain ou que vous souhaitez garder la main.
→ Avantage PER
Chaque euro versé vient réduire votre base imposable (dans la limite de votre plafond fiscal). Un outil redoutable pour les TMI à 30 % et plus.
→ Avantage combiné
L’assurance-vie permet de constituer un capital flexible. Le PER vous pousse à l’épargne régulière avec un vrai levier fiscal. Les deux sont complémentaires.
→ Avantage assurance-vie
Elle offre un cadre fiscal très avantageux en cas de décès, avec une exonération jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire (hors succession). Le PER, lui, est plus contraint.
Et côté liquidité ?
• Assurance-vie : disponible à tout moment, sans justification
• PER : bloqué jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé très encadrés
Et côté fiscalité ?
• Assurance-vie :
o Après 8 ans : abattement annuel (4 600 € ou 9 200 € pour un couple)
o Flat tax ou barème IR sur les intérêts
• PER :
o Déduction à l’entrée, mais imposition à la sortie (revenu ou plus-values selon le mode de sortie)
o Intéressant si votre TMI est élevée à l’entrée, et faible à la retraite
Et si la vraie solution, ce n’était pas de trancher ? Mais plutôt de tirer parti des avantages de chacun de ces outils ?
Elle reste le pilier central d’une stratégie patrimoniale :
C’est un outil de défiscalisation très puissant, surtout pour les professionnels libéraux, cadres, chefs d’entreprise. Il oblige à penser long terme, ce qui est rarement une mauvaise chose.
Exemple concret : un chef d’entreprise de 50 ans, imposé à 41 %, qui verse 6 000 € sur un PER. Il économise plus de 2 400 € d’impôt cette année. Et peut récupérer son capital à la retraite, en capital ou rente.
Besoin d’un conseil pour arbitrer entre PER et assurance-vie ?
Chez ALAIA Patrimoine, on vous aide à faire les bons choix pour aujourd’hui… et pour demain.