Placer la trésorerie de son entreprise consiste à investir l'excédent de liquidités de la société, jamais son fonds de roulement. Le choix dépend de l'horizon : compte à terme et fonds monétaires à court terme, obligations datées et contrat de capitalisation au-delà. À l'impôt sur les sociétés, les produits sont imposés à 25 %, sous réserve du taux réduit de 15 % sur la fraction de bénéfice inférieure ou égale à 42 500 euros, et certaines plus-values latentes le sont chaque année.
- L'article 209-0 A du CGI impose chaque année l'écart de valeur liquidative des parts d'OPC détenues par une entreprise à l'IS : l'impôt est dû sans aucune vente.
- Un contrat de capitalisation souscrit par une personne morale est imposé sur une assiette forfaitaire de 105 % du TME connu au jour de la souscription, régularisée au rachat.
- La garantie des dépôts couvre 100 000 euros par entreprise et par établissement bancaire ; elle ne protège ni les parts d'OPC ni les titres de créance.
- En août 2026, les nouveaux dépôts à terme d'une durée inférieure ou égale à deux ans des sociétés non financières étaient rémunérés 2,49 % en moyenne (Banque de France).
Placer la trésorerie de son entreprise : quelle part peut-on immobiliser ?
Quelle fraction des liquidités la société peut-elle réellement immobiliser, et pour combien de temps ? Trois niveaux, à poser avec son expert-comptable.
- La trésorerie d'exploitation fait tourner l'activité : fournisseurs, salaires, TVA, acomptes d'IS, besoin en fonds de roulement. Elle ne se place pas et se dimensionne en semaines de décaissement.
- La trésorerie de précaution couvre l'imprévu : impayé, perte d'un client, contrôle fiscal, panne. Horizon court et incertain, donc liquidité et sécurité avant rendement.
- La trésorerie longue, ou excédentaire, est le seul vrai sujet de placement : résultats accumulés, produit d'une cession, liquidités d'une holding. Son horizon de plusieurs années ouvre des supports plus rémunérateurs, mais plus risqués ou moins liquides.
Les décisions de placement doivent servir l'intérêt de la société et rester compatibles avec son objet social : exposer à un risque de perte une trésorerie nécessaire à l'exploitation est une faute de gestion en puissance. La grille de lecture reste celle que nous appliquons pour placer son argent selon son horizon, avec une contrainte de plus : la fiscalité des sociétés.
La fiscalité des placements de trésorerie à l'impôt sur les sociétés
Une société à l'IS ne connaît ni prélèvement forfaitaire unique, ni abattement pour durée de détention, ni fiscalité allégée après huit ans. Intérêts, coupons, dividendes et plus-values réalisées rejoignent le résultat courant, imposé à 25 %. Un taux réduit de 15 % s'applique à la fraction du bénéfice imposable inférieure ou égale à 42 500 euros pour un exercice de douze mois, sous trois conditions cumulatives : chiffre d'affaires hors taxes n'excédant pas 10 millions d'euros, capital entièrement libéré, et détention à 75 % au moins par des personnes physiques ou par une société elle-même détenue à 75 % par des personnes physiques. Ces seuils figurent sur la fiche officielle de l'impôt sur les sociétés. Point décisif pour une holding : pour une société appartenant à un groupe, le chiffre d'affaires à retenir est celui de l'ensemble du groupe qui la détient, qu'il soit fiscalement intégré ou non (Conseil d'État, 13 mars 2025, n° 481538).
Le rendement se calcule donc net d'IS : un compte à terme à 2,5 % brut laisse environ 1,88 % net au taux de 25 %, et 2,13 % net sur la fraction de bénéfice relevant du taux réduit de 15 %. Et le régime mère-fille, souvent évoqué à propos d'une holding patrimoniale et de sa fiscalité, ne joue pas ici : il suppose une participation durable, pas des parts de fonds.
Plus-values latentes sur OPC : ce que l'article 209-0 A du CGI change vraiment
C'est la règle la plus mal traitée du sujet. L'article 209-0 A du code général des impôts oblige les entreprises soumises à l'IS à évaluer les parts d'organismes de placement collectif qu'elles détiennent à leur valeur liquidative à la clôture de chaque exercice, et l'écart entre valeur liquidative d'ouverture et de clôture entre dans le résultat imposable. L'entreprise paie donc l'impôt sur la hausse de ses fonds sans avoir vendu une seule part. La règle joue dans les deux sens : une baisse réduit le résultat imposable. L'administration détaille le dispositif dans sa documentation sur l'écart de valeur liquidative des titres d'OPCVM.
Le champ est large : SICAV, fonds communs de placement, fonds indiciels cotés, OPC étrangers. Les SCPI n'y entrent pas : elles relèvent d'un paragraphe du code monétaire et financier que le texte ne vise pas. Les exclusions sont précises :
- les OPC « actions », français ou établis dans un État membre de l'Union européenne, dont l'actif réel est représenté de façon constante, à 90 % au moins, par des actions, certificats d'investissement et certificats coopératifs d'investissement émis par des sociétés ayant leur siège dans l'Union européenne et soumises à l'IS de droit commun ou à un impôt comparable, la proportion s'appréciant en moyenne journalière sur chaque semestre civil ;
- les parts de fonds communs de placement à risques et de fonds professionnels de capital investissement remplissant les conditions du II ou du III bis de l'article 163 quinquies B, pour lesquelles l'entreprise peut choisir de ne pas constater l'écart si elle s'engage à les conserver au moins cinq ans à compter de leur acquisition ;
- les OPC détenus par les entreprises exerçant majoritairement leur activité en assurance sur la vie ou en capitalisation, ainsi que par les fonds, mutuelles et institutions de retraite professionnelle supplémentaire, exclusion ajoutée par la loi de finances pour 2019.
Mesurons la portée. Fonds monétaire, obligataire, à échéance, diversifié, indiciel mondial ou américain : aucun n'y échappe, faute de satisfaire le quota de 90 % d'actions européennes. Il faut donc décaisser l'IS sur un gain non encaissé.
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Les supports de placement de trésorerie, un par un
Les durées ci-dessous sont des usages de marché, non des promesses.
| Support | Horizon | Liquidité | Risque sur le capital | Fiscalité à l'IS |
|---|---|---|---|---|
| Compte sur livret professionnel | Immédiat | Totale | Garanti jusqu'à 100 000 € | Intérêts à l'IS |
| Compte à terme | 1 mois à 5 ans | Sortie pénalisée | Garanti jusqu'à 100 000 € | Intérêts à l'IS |
| Dépôt à terme progressif | 1 à 4 ans | Sortie à chaque palier | Garanti jusqu'à 100 000 € | Intérêts à l'IS |
| OPCVM monétaire | 1 jour à 1 an | Quotidienne | Faible, non garanti | Article 209-0 A chaque année |
| Obligation datée | 2 à 8 ans | Revente non garantie | Défaut de l'émetteur | Coupons à l'IS, prime étalée |
| Fonds obligataire à échéance | 3 à 6 ans | Quotidienne | Défaut des émetteurs | Article 209-0 A chaque année |
| Contrat de capitalisation | 4 ans et plus | Rachat en quelques jours | Selon les supports choisis | Forfait annuel, régularisé au rachat |
| Parts de SCPI | 8 à 10 ans | Faible | Perte en capital | Résultat BIC, article 238 bis K |
| Produit structuré | 2 à 10 ans | Revente non garantie | Contrepartie et marché | Produits à l'IS, prime étalée |
| Private equity | 8 à 12 ans | Quasi nulle | Perte totale possible | Hors 209-0 A sur engagement de conservation de 5 ans |
Côté bancaire, le compte à terme reste la brique de base : taux contractuel connu, capital garanti, garantie des dépôts jusqu'à 100 000 euros par entreprise et par établissement. La Banque de France relève 2,49 % en moyenne sur les nouveaux dépôts à terme d'une durée inférieure ou égale à deux ans des sociétés non financières en août 2026. Le prix de cette sécurité est l'immobilisation : une sortie anticipée ampute le taux servi. Le compte sur livret professionnel y ajoute une liquidité immédiate, à un taux librement fixé ; le dépôt à terme progressif permet de sortir à chaque palier.
Côté marché, les OPCVM monétaires suivent les taux au jour le jour de la zone euro, proches du taux de la facilité de dépôt de la BCE, porté à 2,50 % le 16 septembre 2026, diminués des frais du fonds. Les obligations datées et les fonds à échéance paient davantage contre un risque de crédit : portée à son terme, une obligation rend le rendement prévisible, sauf défaut de l'émetteur ; le fonds diversifie ce risque mais reste un OPC. Les produits structurés, titres de créance émis par une banque, conviennent à une poche longue si l'on accepte le risque de contrepartie : voyez notre analyse des risques des produits structurés et cet exemple chiffré d'autocall. Le private equity, enfin, bloque les sommes huit à douze ans et expose à une perte en capital : voyez notre guide sur le private equity à partir de 10 000 euros.
Le contrat de capitalisation souscrit par une personne morale
Le contrat de capitalisation est ouvert aux personnes morales, mais pas à toutes. Les assureurs appliquent une doctrine professionnelle restrictive, issue des engagements déontologiques du secteur : les assureurs s'engagent à refuser la souscription par les entreprises industrielles, commerciales et artisanales et par les personnes morales soumises à l'impôt sur les sociétés. N'y échappent que les contrats de capitalisation à prime unique souscrits par des organismes de droit privé sans but lucratif, ou par des sociétés dont l'activité principale est la gestion de leur propre patrimoine mobilier et immobilier, à la double condition que leurs associés soient des personnes physiques, des sociétés non soumises à l'IS ou des sociétés à l'IS détenues exclusivement par de telles personnes, et que le chiffre d'affaires tiré d'activités industrielles, commerciales, artisanales ou libérales ne dépasse pas 10 % de la somme de ce chiffre d'affaires et des produits financiers, plus-values comprises. Une société commerciale opérationnelle se voit donc refuser la souscription. Deux vérifications s'imposent : la politique d'acceptation de l'assureur, et l'objet social, qui doit autoriser les placements financiers.
Un contrat de capitalisation détenu par une société à l'IS ne relève pas de l'article 209-0 A mais du régime des primes de remboursement de l'article 238 septies E du CGI. Lorsqu'une clause rend aléatoire la valeur de remboursement, ce texte retient un taux d'intérêt actuariel égal à 105 % du dernier taux mensuel des emprunts d'État à long terme (TME) connu à la date de souscription, figé pour toute la durée du contrat.
La société réintègre donc chaque année un produit forfaitaire, obtenu en appliquant ce taux à la valeur de souscription, puis à cette valeur majorée des produits déjà imposés. Il est dû même sans rachat. Ce mécanisme ne s'applique toutefois que si la prime ainsi déterminée excède 10 % du prix de souscription, ce qui écarte le dispositif sur les contrats de durée très courte. Au rachat ou au terme, une régularisation intervient : le gain réel est imposé sous déduction des produits déjà taxés. Si la performance a dépassé le forfait, un complément est dû ; sinon, la différence est déductible. Pas de double imposition, mais un décalage. Même logique pour les OPC relevant de l'article 209-0 A : à la cession, le prix d'acquisition est corrigé des écarts déjà compris dans les résultats imposables.
Deux avantages pour une trésorerie longue : l'impôt annuel est prévisible et déconnecté des marchés, et l'enveloppe fait écran, de sorte que les unités de compte du contrat, y compris monétaires ou obligataires, échappent à l'article 209-0 A. En contrepartie, un TME élevé à la souscription conjugué à des marchés en baisse fait payer un impôt supérieur au gain réel : la date de souscription n'est pas neutre. Voyez notre dossier sur le contrat de capitalisation et ses usages patrimoniaux. Enfin, si l'assureur défaille, c'est le fonds de garantie des assurances de personnes qui intervient, à hauteur de 70 000 euros par souscripteur.
Les SCPI détenues par une société à l'IS : un régime à part
Une SCPI est une société civile. Son régime pour un associé à l'IS découle de l'article 238 bis K du CGI : lorsque les parts sont inscrites à l'actif d'une personne morale passible de l'impôt sur les sociétés, la part de bénéfice correspondante est déterminée selon les règles applicables au bénéfice de l'associé, soit celles des bénéfices industriels et commerciaux, et non celles des revenus fonciers. Sous le régime des BIC, les immeubles sont amortissables, et ces amortissements doivent être pratiqués dans les écritures de la SCPI elle-même pour la quote-part des associés à l'IS. Le résultat attribué à la société peut devenir sensiblement inférieur au revenu distribué, parfois proche de zéro : la trésorerie est encaissée, l'impôt est différé.
Ce différé se paie à la revente : les parts étant à l'actif immobilisé, la cession dégage une plus-value professionnelle imposée au taux normal de l'IS, sans abattement, calculée sur un prix de revient corrigé des résultats déjà imposés et des déficits déjà déduits : les amortissements pratiqués par la SCPI, qui ont réduit le résultat taxé chaque année, augmentent d'autant la plus-value de sortie. L'économie accumulée est reprise à la sortie : c'est un gain de trésorerie, pas une exonération.
Deux réserves. Toutes les SCPI ne calculent pas un résultat BIC pour leurs associés à l'IS : à vérifier auprès de la société de gestion. Et le support reste peu liquide, chargé en frais et exposé à la baisse des valeurs d'expertise : pour 2025, l'ASPIM relève un taux de distribution moyen de 4,92 %, mais une performance globale annuelle de 1,5 %, les prix de part ayant reculé de 3,45 %. Ces chiffres sont des performances passées, qui ne préjugent pas des performances futures. Voyez notre comparatif des meilleures SCPI.
Structurer la trésorerie de l'entreprise en trois poches
Plutôt que de chercher le meilleur support, affectez chaque euro à un horizon. La répartition ci-dessous est indicative : elle se recalcule sur le cycle d'exploitation réel.
| Poche | Part indicative | Horizon | Supports envisageables | Objectif |
|---|---|---|---|---|
| Disponible | 30 à 40 % | 0 à 12 mois | Livret, OPCVM monétaire, compte à terme court | Mobilisable sans perte |
| Intermédiaire | 30 à 50 % | 1 à 4 ans | Comptes à terme, obligations datées, fonds à échéance | Sécuriser un rendement connu |
| Longue | 10 à 30 % | 5 ans et plus | Capitalisation, SCPI, structurés, private equity | Faire travailler un excédent structurel |
Exemple chiffré : l'impôt dû sans aucune vente
L'illustration qui suit est fictive : elle compare deux traitements fiscaux, pas deux performances. Une holding imposée à l'IS à 25 % place 200 000 euros au premier jour de son exercice. Les supports progressent de 6 % sur l'année, soit 12 000 euros de gain latent, sans aucun rachat.
Hypothèse 1 : un compte-titres investi en fonds obligataire à échéance.
- Valeur liquidative : 200 000 euros à l'ouverture, 212 000 euros à la clôture.
- Écart imposable au titre de l'article 209-0 A : 212 000 - 200 000 = 12 000 euros.
- IS dû : 12 000 x 25 % = 3 000 euros, sans qu'aucune part n'ait été vendue.
Hypothèse 2 : un contrat de capitalisation, avec un TME supposé de 4 % au jour de la souscription, soit un taux forfaitaire de 105 % x 4 % = 4,20 %.
- Assiette forfaitaire de la première année : 200 000 x 4,20 % = 8 400 euros.
- IS dû : 8 400 x 25 % = 2 100 euros, quel que soit le rendement réel.
- Écart d'impôt sur l'exercice : 3 000 - 2 100 = 900 euros, soit 30 % d'impôt en moins.
- Le gain non encore imposé, 12 000 - 8 400 = 3 600 euros, le sera à la régularisation.
Inversons le scénario : avec des supports en baisse de 2 %, le compte-titres aurait dégagé 4 000 euros de moins-value latente déductible, soit 1 000 euros d'IS économisés, quand le contrat aurait supporté 2 100 euros d'IS. Le contrat n'est donc pas « moins fiscalisé » : il est fiscalisé autrement, de façon prévisible.
Critères de choix et erreurs fréquentes
- L'horizon, déduit du plan de trésorerie et non d'une intuition.
- La liquidité : en combien de jours récupère-t-on les fonds, et à quel prix ?
- La sécurité du capital : distinguez la garantie de la banque ou de l'assureur, celle des dépôts (100 000 euros), celle des titres (70 000 euros) et l'absence de garantie.
- La fiscalité : raisonnez net d'IS, et vérifiez le sort des plus-values latentes.
- La cohérence avec le patrimoine du dirigeant, notamment pour préparer la retraite d'un dirigeant TNS.
Quatre erreurs reviennent :
- confondre la trésorerie de la société et le patrimoine du dirigeant : sortir les liquidités en dividendes pour les placer à titre privé coûte 31,4 % de prélèvement forfaitaire unique depuis le 1er janvier 2026, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, davantage encore pour un gérant majoritaire dont la fraction de dividendes excédant 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes en compte courant supporte les cotisations des travailleurs indépendants ; la comparaison se fait net de tout, comme dans notre guide où placer son argent par profil ;
- bloquer une trésorerie dont l'entreprise aura besoin : une sortie anticipée ampute le taux, et une revente de parts de SCPI peut se faire à perte ;
- ignorer l'imposition annuelle des plus-values latentes, et découvrir au bilan un IS à payer sur un gain non encaissé ;
- négliger le risque de contrepartie : 300 000 euros sur un seul compte à terme, ce sont 200 000 euros non couverts par la garantie des dépôts.
Chez ALAIA Patrimoine : notre méthode
Chez ALAIA Patrimoine, cabinet de gestion de patrimoine à Bordeaux, un dossier de trésorerie commence par les comptes et le plan de trésorerie, en lien avec l'expert-comptable. Nous déterminons la part réellement excédentaire, puis son horizon, et seulement ensuite les supports. Objet social, régime fiscal et traitement comptable sont vérifiés avant toute recommandation.
Le cabinet est immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 24004823, membre de la CNCGP, titulaire de la carte professionnelle CPI n° 33012024000000071 délivrée par la CCI de Bordeaux et assuré auprès de MMA IARD. Document d'entrée en relation, lettre de mission et rapport d'adéquation sont remis avant toute souscription. Aucun rendement n'est promis : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Découvrez le cabinet et son fondateur.
Questions fréquentes sur le placement de la trésorerie d'entreprise
Uniquement l'excédent : ce qui reste après avoir couvert la trésorerie d'exploitation (fournisseurs, salaires, TVA, acomptes d'IS, besoin en fonds de roulement) et une poche de précaution. Cette part se calcule sur le plan de trésorerie, pas sur le solde bancaire.
Intérêts, coupons, dividendes et plus-values réalisées rejoignent le résultat courant et sont imposés à 25 %. Un taux réduit de 15 % s'applique aux premiers 42 500 euros de bénéfice si le chiffre d'affaires hors taxes n'excède pas 10 millions d'euros, si le capital est libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques.
Oui, pour les parts d'organismes de placement collectif. L'article 209-0 A du code général des impôts impose de les évaluer à leur valeur liquidative à chaque clôture et d'inclure l'écart dans le résultat imposable, sans aucune vente. Fonds monétaires, obligataires, à échéance et la plupart des fonds indiciels y sont soumis.
Non. Les assureurs s'engagent à refuser la souscription par les entreprises industrielles, commerciales et artisanales et par les personnes morales à l'IS. Seuls échappent à ce refus les contrats de capitalisation à prime unique souscrits par un organisme sans but lucratif ou par une société dont l'activité principale est la gestion de son propre patrimoine, sous conditions tenant à la qualité de ses associés et à un chiffre d'affaires opérationnel inférieur à 10 % de ses produits.
Cela dépend du support. Comptes courants, comptes sur livret et comptes à terme relèvent de la garantie des dépôts, à hauteur de 100 000 euros par entreprise et par établissement. Les titres relèvent d'une garantie distincte de 70 000 euros, et un contrat de capitalisation du fonds de garantie des assurances de personnes.
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